Vers une addiction ?

ATTENTION A LA DEPENDANCE.

Attention, gros consommateurs de chocolat ! Ne vous est-il jamais arrivé de vouloir manger un carré de chocolat, puis deux, puis trois jusqu’à n’en plus finir ? Il s’agit de la dépendance au chocolat, la chocolatomanie. Eh oui, le mot « chocolatomanie » existe ! Cela prouve bien que l’addiction au chocolat est vraiment ressentie par certaines personnes. Elle est essentiellement due à deux molécules, la caféine et la dopamine.
Mais, qu’est ce que l’addiction ?  L’addiction est un terme anglais signifiant « dépendance à une drogue, une activité ou une structure sociale ».

Comme dit précédemment, ce n’est pas parce que l’on mange du chocolat que notre état de santé va s’améliorer immédiatement. Certes les molécules euphorisantes vont faire leur effet, mais, d’autres molécules entraînent la production de dopamine, c’est le cas notamment de l’anandamide, de la phényléthylamine ainsi que de la sérotonine.

 

Qu'est-ce que la dopamine ?

La dopamine est un neurotransmetteur issu de l’acide aminé tyrosine.  C’est un précurseur de l’adrénaline. La dopamine est notamment impliquée dans le phénomène d’addiction mais aussi dans la motricité fine (les parkinsoniens manquent de dopamine) ou les fonctions intellectuelles et émotionnelles. La prise de drogues stimule la production de dopamine et celle-ci joue un rôle important dans les sensations de plaisir. Néanmoins, le niveau de dopamine dans le corps peut aussi s’emballer et provoquer des dépendances.  Dans le cas de la consommation de substances dites « psychoactives » comme les drogues, le cerveau est régulièrement sollicité, ce qui entraîne une diminution de la production d'endorphines. La sensation de plaisir n’est alors obtenue que par l'apport de la substance extérieure, ce qui provoque une augmentation de la tolérance à cette substance et une sensation de manque dès l'arrêt de sa consommation. L'organisme devenant peu à peu insensible à la substance et à ses effets, le consommateur doit accroître les doses pour obtenir le même niveau de plaisir. C'est ce mécanisme dit de "renforcement positif" qui incite à répéter l'expérience agréable et entraîne la dépendance.

 

ANANDAMIDE.

L’anandamide est un neurotransmetteur cannabidoïde endogène

-qui prend naissance à l’intérieur du corps- présent dans les organes des animaux et des humains, en particulier dans le cerveau. L’origine de son nom vient du Sanskrit « ananda » qui signifie béatitude et « amide », son groupe chimique. Sa formule brute est C22H37NO2.

Il se fixe, comme le THC -molécule la plus contenue dans le cannabis- sur les récepteurs CB1 qui sont des récepteurs de cannabidoïdes.

Les effets de l’anandamide sont souvent comparés à ceux du cannabis du fait qu’ils agissent sur les mêmes récepteurs. Bien entendu, les effets de l’anandamide sont beaucoup moins importants que ceux du cannabis en raison de la trop faible quantité d’anandamide dans le chocolat, mais cela peut lui expliquer ses effets euphorisants et addictifs. L’anandamide est capable de stimuler les perceptions sensorielles et joue un rôle dans la régulation et l’appétit et de l’humeur et est aussi responsable du sentiment d’euphorie. De plus, l’anandamide augmente indirectement la quantité de dopamine produite. 


 

PHENYLETHYLAMINE.

 

Entre plaisir et addiction.



La phényléthylamine augmente la production de dopamine lorsqu'elle est en quantité trop importante. Ainsi, la phényléthylamine stimule les neurones dopaminergiques et noradrénergiques ce qui augmente donc la production de noradrénaline et de dopamine. Les chercheurs n'ont pas encore trouvé exactement de chiffres précis.

 

 


Ainsi,  il y a une possibilité que le chocolat provoque une addiction. L’addiction est quelque chose qui se ressent, le meilleur moyen de savoir si la chocolatomanie est réelle est de quitter la théorie pour aller voir en vrai ce que les nutritionnistes et les amateurs de chocolat en pensent.

 

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