Avis des experts

Nous avons également écouté deux nutritionnistes pour avoir leurs avis sur les effets du chocolat sur l’organisme et nous constatons qu’ils ont des avis très différents sur la question !

Le premier, le docteur Corbet dit que le chocolat « n’est pas un aliment qui est fait pour nourrir des personnes, c’est un aliment qui est fait pour donner du plaisir ». En effet, selon lui lorsque l’on prend un carré de chocolat ce n’est pas par la faim que nous allons le prendre mais par le plaisir qu’il va nous donner. Le docteur Corbet pense que l’addiction au chocolat existe mais qu’elle n’est pas essentiellement due aux molécules présentes dans cet aliment, mais que c’est plutôt toute la mystique crée autour du chocolat qui la provoque. Pour lui « les défauts qu’on accorde au chocolat sont quand même supérieurs aux bénéfices ».
Le deuxième nutritionniste interrogé, le docteur Mayolle, a une tout autre approche des effets du chocolat du chocolat.  Selon le docteur Mayolle,  « les vertus intéressantes du chocolat du point de vue nutritionnel sont dues à sa composition,  essentiellement des effets préventifs intéressant sur le plan cardio-vasculaire compte tenue de la présence des flavonoïdes ». Pour ce nutritionniste, les meilleurs chocolats sont le chocolat noir et celui au lait car ils contiennent environ tous les deux la même quantité de polyphénols donc de flavonoïdes qui est une sous-classe de ces derniers. De plus, le docteur Mayolle souligne la quantité plus importante de calcium dans le chocolat au lait que dans les deux autres –environ 200 mg de calcium pour une tablette de chocolat au lait.  Selon lui, « On peut considérer  qu'entre  10   et   20 g   on  a  les  effets   positifs   en  terme   de   prévention cardio-vasculaire et on ne met pas en péril son équilibre nutritionnel, on reste dans une zone où il n'y a pas de risque de prise de poids. » 

Enfin les deux nutritionnistes donc d’accord sur le fait de ne pas interdire le chocolat lors des régimes. Ainsi, lorsque les patients ont vraiment du mal à se passer du chocolat, ils autorisent généralement de petites quantités, soit un carré ou deux. De plus, les deux nutritionnistes s’accordent sur le fait de dire que le chocolat a de réels « effets psychiques ».

Cet avis est partagé par Peter Rogers, psychologue britannique de l’université de Bristol qui a publié une étude au sujet de la chocolatomanie.
Selon lui ces substances potentiellement addictives ne seraient pas plus représentées dans le chocolat que dans d'autres aliments ne provoquant pas d’attirance comparable au chocolat.
En effet, on remarque que la quantité de phénylalanine dans le cacao brut est trois fois moins grande que la quantité de phénylalanine dans du gruyère. Pourtant ce fromage ne suscite pas le même engouement que le chocolat.
Les travaux du chercheur, présentés à l'occasion de la conférence de l'Association britannique des sciences à York (Angleterre), révèlent que l'attirance pour le chocolat serait davantage liée à la gourmandise et au plaisir qu'à sa richesse en ingrédients addictifs.
"L'explication la plus convaincante réside dans notre rapport ambigu au chocolat, qui est un aliment très désiré mais également interdit" a expliqué Peter Rogers. "Notre désir non satisfait de manger du chocolat, lié à la restriction alimentaire, est ressenti comme une addiction, mais n'en est pas une".
L'autre preuve apportée par les travaux de Peter Rogers concerne les chocolats blanc et au lait, qui sont les chocolats les plus convoités. Pourtant, il s'agit des chocolats ayant la plus faible concentration en substances susceptibles de provoquer une forme d'addiction. Le sucre et les matières grasses qu'ils contiennent, très réconfortants lors d'une baisse de moral, seraient les principaux responsables de l'attrait pour le chocolat. 

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